Séminaire « La forme entreprise : assujettissement et modes de subjectivation dans la condition néolibérale », CiPh

La forme entreprise : assujettissement et modes de subjectivation dans la condition néolibérale 

Séminaire du Collège International de Philosophie,

organisé par Luca PaltrinieriMassimiliano NicoliMuriel Prévot-Carpentier,

en collaboration avec le LabTop-CRESPPA (UMR 7217, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, CNRS) et le programme ANR « PhiCenTrav ».

les 23/03, 06/04, 11/05, 18/05, 25/05, 01/06, 18/06, de 18h à 20h en
 salle 255 sur le site Pouchet du CNRS.

 

Argumentaire 


 

L’extension du domaine managérial par la constitution d’une « forme entreprise » au-delà des murs de l’entreprise, qui réapparaît même dans les formes renouvelées des modalités du travail collaboratif, a une série d’effets et de conséquences sur notre « condition néoliberale ». Cette condition se définit d’abord par la transformation managériale des institutions, notamment sous l’impulsion des méthodes d’évaluation. Ensuite, par l’emprise de la « forme entreprise » sur la subjectivité, avec l’extension des modes de management de l’entreprise au management de soi et le « devenir entreprise du sujet ».
Pourtant, la complexité de l’activité réelle impose de revisiter l’image courante de l’emprise uniforme du néomanagement sur la subjectivité, et en particulier de revoir le dualisme entre assujettissement et subjectivation, l’assujettissement étant toujours pensé comme la formation du sujet par des mécanismes disciplinaires alors que la subjectivation supposerait la découverte, dans le domaine des relations de « soi à soi », d’une certaine autonomie qui serait source de résistance et création. Or, l’« autonomie » et l’« authenticité » sont aujourd’hui évoquées et requises par le néomanagement, au point que la figure de la subjectivation néolibérale elle-même est à réinterroger. On dira que celle-ci se définit désormais comme le résultat provisoire d’un champ de bataille et des luttes entre des forces qui se situent au niveau même de la subjectivité. Nous chercherons à déplier la dimension d’implication réciproque entre autonomie et hétéronomie dans la production de soi, à partir de la réflexion philosophique, de l’enquête sociologique ou encore de la psychanalyse, en privilégiant les travaux de recherche sur le travail et le management.

 

Programme


 

– Mercredi 23 mars : Luca Paltrinieri (CIPh)

– Mercredi 6 avril : Danièle Linhart (CRESPPA, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis/CNRS)

– Mercredi 11 mai : Massimiliano Nicoli (SOPHIAPOL Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

– Mercredi 18 mai : Alexis Cukier (Sophiapol, ANR PhiCentrav, Université de Strasbourg

– Mercredi 25 mai : Laurie Laufer (CRPMS, Université Paris Diderot)

– Mercredi 1er juin : Roberto Ciccarelli (Il Manifesto, Rome)

– Mercredi 15 juin : Muriel Prévot-Carpentier (Laboratoire Paragraphe, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

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