Dossier « Néolibéralisme et subjectivité », Revue Terrains/Théories, n°6, 2017

Ce dossier dans la revue Terrains/Théories est issue de la journée d’étude « Néolibéralisme et subjectivité », organisée à l’Université Paris Ouest Nanterre le 2 juin 2016.

 

Ce nouveau numéro de la revue électronique en accès libre Terrains/Théories comporte un dossier consacré au « Néolibéralisme et subjectivité » ainsi que des recensions.

Dossier coordonné par Alexis Cukier et Jean François Bissonnette.

Sommaire

Dossier

Alexis Cukier et Jean François Bissonnette : Présentation du dossier : néolibéralisme et subjectivité

Wendy Brown : « Rien n’est jamais achevé » : un entretien avec Wendy Brown sur la subjectivité néolibérale

Stéphane Le Lay et Duarte Rolo : Ce que le néolibéralisme fait au travail : une étude de cas en centre d’appels téléphoniques

Alexis Cukier : Entrepreneur de soi ou travailleur aliéné ? Penser l’organisation néomanagériale du travail avec et au-delà de Foucault

Comptes-rendus

 

Le travail et la santé au travail :

perspectives pluridisciplinaires et internationales

 

XXX

Colloque GESTES septembre 2017

Colloque GESTES septembre 2017

4ème colloque international du DIM GESTES,
21 et 22 septembre 2017, CNAM-INETOP

 

 

 

 

À l’occasion de son 4ème colloque international, le Gestes souhaite mettre à l’honneur les recherches menées par les membres de son Conseil scientifique et la jeune recherche sur le travail et la santé au travail que le réseau promeut. Ce colloque réunit une dizaine de chercheurs, français et étrangers, membres du Conseil scientifique, représentant les différentes disciplines présentes dans notre réseau. Ces chercheurs présenteront leurs travaux de recherche et nourriront une réflexion sur la pluralité des regards, disciplinaires et nationaux, sur le travail et la santé au travail. Le colloque sera aussi l’occasion pour le Gestes de soutenir la jeune recherche sur ces questions, une session plénière donnant à voir les orientations des recherches doctorales et postdoctorales engagées avec le soutien ou dans le sillage du Gestes.

 

PROGRAMME

Jeudi 21 septembre 2017

9h00-9h30 : Accueil

9h30-10h15 : Allocutions d’ouverture dont Katia Kostulski pour le CRTD

10h15-12h00 : Plénière 1

Françoise Carré, économiste, University of Massachusetts Boston, Applying the concept of the informal economy to labor market changes in developed countries:  What can be learned

La communication examine comment le concept de l’économie informelle peut être utilisé dans le contexte des pays développés, en insistant particulièrement sur l’emploi informel. Plutôt que de faire une analogie simple entre l’emploi informel et les diverses formes d’emploi qui divergent de la norme historique de l’emploi salarié dans les pays développés, je tente de me servir de la définition officielle de l’économie et l’emploi informels, ainsi que de quelques analyses basées sur les économies en voie de développement, et les applique aux pays développés.

La communication procède en étudiant : 1) Comment la notion d’économie informelle peut être appliquée ; 2) Comment certaines théories de l’économie informelle ont un rapport avec les changements de l’emploi en pays développés. L’analyse se centre sur la relation entre l’informalité et la régulation ; et 3) Comment la définition statistique internationale de l’emploi informel peut être appliquée dans les statistiques de pays développés. La conclusion examine les avantages et les limites concernant l’extension de l’analyse entre ces deux contextes différents.

Thomas Pasquier, juriste, Université de Franche-Comté,  Droit, travail et ubérisation – Critique de la raison numérique

C’est un lieu commun d’affirmer que les frontières de la subordination se trouvent très largement réinterrogées depuis que certaines entreprises, profitant du formidable potentiel offert par les technologies du numérique, ont investi des pans entiers de l’activité – qu’il s’agisse de domaines dits « collaboratifs » ou bien de secteurs relevant, plus classiquement, de l’économie marchande. Uber, à ce titre, apparait comme l’étendard de nouveaux modes de captation de la valeur et de domestication de l’activité de travail par la technologie numérique.

Au juriste, l’ubérisation impose un premier défi : celui de la qualification juridique. La question se pose en effet de circonscrire la nature juridique de la relation contractuelle qui unit les travailleurs aux plateformes numériques. Pourquoi la question se pose-t-elle ? Parce que la plupart des travailleurs du numérique, ou ubérisés, relèvent en principe de la catégorie des travailleurs indépendants. Cependant, à l’analyse, la réalité des situations s’avère plus complexe qu’il y parait. Au point que la solution du contrat de travail puisse s’envisager comme l’une des voies de régulation des secteurs ubérisés. Mais est-ce la seule ? Et surtout, est-ce la plus pertinente ? C’est ainsi à la considération et l’évaluation des voies de recomposition du droit du travail qu’invite l’analyse juridique.

Derrière ce premier geste, il est en un autre, tout aussi essentiel. L’ubérisation apparait en effet comme un mode d’organisation de l’activité tout entier déterminée par l’idée de coordination : substituant au pouvoir de la hiérarchie, le contrôle des systèmes d’information, Uber se donne à voir comme un tiers garant, simple coordinateur d’activités, dans le cadre d’une relation émancipée des « contraintes » du droit du travail. Le modèle d’affaires sur lequel repose les plateformes – particulièrement les plateformes de rente – est celui d’une nouvelle forme de coordination de l’activité assise à la fois sur un logiciel de traitement des données et un réseau digital d’intermédiation. Au cœur de cette coordination digitale, on trouve le fameux « algorithme ». L’on sait cependant que l’algorithme n’est pas neutre : il est porteur de valeurs – marchandes, organisationnelles, civiques –  qui imposent une intervention du droit – en termes d’imputabilité et d’objectivité notamment. Ainsi, la fermeture de l’accès au réseau d’une plateforme numérique ne mérite-t-elle pas une discussion juridique ? Se pose alors la question de la compréhension des registres utilisés par les plateformes pour justifier leurs actions ainsi que celle des soubassements de la rationalité numérique. Le projet devient alors celui d’une critique de la raison numérique, c’est-à-dire d’un dévoilement de ses ressorts, de ses présupposés et des voies de son contrôle.

14h00-15h45 : Plénière 2

Thomas Koerner, statisticien, Office fédérale de la statistique (Allemagne), Le cadre statistique de la CEE-ONU pour la mesure de la qualité de l’emploi : perspectives pour la coopération entre la statistique et la recherche scientifique

Suite à des changements du marché de travail pendant les deux dernières décennies, le sujet de la mesure de la qualité de l’emploi a fait l’objet d’un important regain d’intérêt. La statistique officielle a fait des efforts pour développer des indicateurs sur la qualité de l’emploi qui complémentent les indicateurs plus traditionnels sur le marché du travail (comme le taux d’emploi). Le cadre conceptuel de la CEE-ONU, approuvé par la CES en 2015, sert aujourd’hui de référence dans nombre de pays. Il propose 68 indicateurs statistiques pour mesurer la qualité de l’emploi comme phénomène multidimensionnel et fournit également des recommandations pour la collecte des données ainsi que l’interprétation des indicateurs. A la différence de la plupart des autres approches, le cadre statistique a été développé par des statisticiens du marché de travail et n’est pas lié à un agenda politique spécifique. Dans l’intervention, nous présentons le cadre statistique et discutons les perspectives pour la coopération entre la statistique officielle et la recherche scientifique.

Agnès Parent-Thirion, directrice de la section Enquêtes et tendances de la Fondation européenne pour l’amélioration des conditions de vie et de travail,Qualité des emplois : résultats de la 6e enquête européenne sur les conditions de travail

Les résultats de la 6e enquête européenne des conditions de travail (2015 ; 35 pays ; près de 44 000 répondants) ont été analysés en prenant comme prisme la qualité du poste de travail. 7 indicateurs sont construits : l’environnement physique du travail, l’environnement social, l’intensité du travail – qui a la différence des autres indicateurs est un indicateur négatif-, l’utilisation des compétences et la discrétion au travail, les revenus du travail, les perspectives d’avenir du poste de travail, la qualité du temps de travail. 5 groupes de postes de travail similaires statistiquement par les combinaisons et niveaux de qualité des indices individuels sont construits : « high Flying » (« haut Vol »), « smooth running » (« fonctionnement stable »), « active manual » (« travail manuel actif »), « under pressure » (« sous pression ») et « poor quality » (« pauvre qualité ») couvrent respectivement 22 %, 25 %, 22 %, 13 % et 19 % des postes dans l’Union Européenne. Ces groupes sont présents dans tous les pays de l’Union européenne dans des proportions différentes. Les personnes au travail sont inégalement représentées dans ces postes de travail. Cette approche démontre l’importance de la qualité du travail et de l’emploi pour une expérience de vie au travail positive, quantifie la part des emplois de moindre qualité en Europe et suggère des pistes pour améliorer dans chaque groupe la qualité du travail et de l’emploi.

15h45-16h15 : Pause

16h15-17h15 : Plénière 3

Alain-Max Guénette, Professeur en gestion des RH, psychosociologie et organisation, HEG – Haute Ecole de Gestion Arc, Neufchatel (Suisse), Chercheur associé au CGS, Mines ParisTech, Quel enseignement en gestion des RH pour éviter les écueils de la santé dans le monde du travail ?

La présentation se centrera sur quelques écueils pour la santé dans le monde du travail du point de vue d’un enseignant en gestion, praticien en entreprise avant de l’être en milieu académique. Il s’agira de se demander dans quelle mesure l’enseignement en matière RH, à travers notamment les cours abordant la dimension humaine et ceux abordant les techniques de gestion, est à même de contourner les dits écueils.

Vendredi 22 septembre 2017

9h00-9h30 Accueil

9h30-10h45 : Plénière 4 « Organisation et dynamiques d’acteurs de la santé au travail » (Réseau des jeunes chercheurs Travail et Santé)

Animation : Gaetan Grafteaux, Doctorant en droit, Comptrasec, Université de Bordeaux

Cette session interrogera la notion d’acteurs. Nous nous intéresserons aux différentes configurations d’acteurs, institutionnels ou non, autour des problèmes de santé au travail, en essayant de comprendre comment ces configurations participent à la définition des problèmes de santé au travail et des actions jugées nécessaires.

Lucie Horn, Doctorante en sociologie, CERIES, Université Lille 3, La prévention dans les services de santé au travail, un exemple de rationalisation réussie ?

Lambert Lanoë, Doctorant en Sciences de Gestion, LEMNA, Université de Nantes, « Who wants to be manager ? » le rôle de régulation du manager de proximité et ses empêchements

Marie Ghis Malfilatre, Doctorante en sociologie, CEMS, EHESS, Du problème des conditions de travail à la Hague à celui du « tout nucléaire ». Fortune et limites de la politisation de la santé au travail

10h45-12h00 : Plénière 5 « Mutations et usages des catégories juridiques de la santé au travail » (Réseau des jeunes chercheurs Travail et Santé)

Animation : Fanny Vincent, sociologue, IRISSO, Université Paris Dauphine

Cette session s’intéressera à la construction de catégories juridiques qui agissent sur la prise en charge de la santé au travail, et sur la redéfinition de ces catégories à partir des usages qui en sont faits

Clément Cailleteau, Doctorant en droit, Comptrasec, Université de Bordeaux, La maladie du salarié. Contribution à une généalogie de l’inaptitude

Charline Robinaud, Doctorante en droit, Comptrasec, Université de Bordeaux, La consommation de drogues illicites à l’épreuve des catégories juridiques

Julie Primerano, Doctorante en sociologie, 2L2S, Université de Lorraine, Demander la reconnaissance d’un cancer en maladie professionnelle : enjeux et significations

13h30-15h15 : Plénière 6

Anne-Marie Arborio, sociologue, Aix-Marseille Université, L’hôpital comme espace de travail vu par ses marges

On reviendra sur trois ensembles de recherches menées successivement qui toutes concernent l’hôpital et ont pour point commun de porter sur des pratiques marginales de travail. Il s’agit d’abord de s’intéresser à deux main-d’œuvre atypiques : d’une part, les aides-soignantes qui occupent des postes éloignés des compétences auxquelles elles ont été formées et, d’autre part, les infirmières qui, bien qu’ayant la possibilité d’occuper un emploi en CDI ou comme agents de la fonction publique, exercent en intérim. Il s’agit ensuite de s’interroger sur l’activité de production industrielle de médicaments à l’hôpital, avec ses personnels pharmaciens et ouvriers, peu développée mais coexistant avec le puissant secteur industriel pharmaceutique privé. On se demandera ce qu’apporte l’analyse de ces situations à la compréhension de l’hôpital comme organisation et à la compréhension des parcours de travail qu’elles recouvrent.

Eric Geerkens, historien, Université de Liège, Regards historiens sur le discours médical relatif aux maladies professionnelles

Résumé : Après un bilan de l’historiographie qui traite de la mobilisation de l’expertise médicale (entendue dans un sens large de production de savoirs et non dans le sens restreint de l’évaluation du dommage) dans divers contextes nationaux, il s’agira d’évoquer l’apport mais aussi les limites d’une lecture historienne des savoirs médicaux traitant des maladies professionnelles. Les pathologies respiratoires des mineurs de charbon, depuis la fin du XIXe siècle jusqu’à la quasi fin de l’exploitation en Europe occidentale, seront le principal terrain d’enquête. La perspective de longue durée invite à interroger le processus de définition d’une maladie professionnelle ; il permet aussi de mettre en évidence les opportunités qu’apportent les archives pour mieux situer le discours des médecins auteurs, mais aussi les difficultés de l’étude lorsque l’accès à une telle documentation se fait plus restreint.

15h15-15h45 : Pause

15h45-16h45 : Plénière 7

Hermann Kocyba, philosophe, Goethe-Universität Frankfurt am Main, L’évaluation des risques professionnels et les formes de gestion indirectes : quelques remarques sur un débat en Allemagne

Résumé à venir.

Informations pratiques

Le colloque aura lieu les 21 et 22 septembre dans l’amphithéâtre Gay-Lussac au CNAM-INETOP : CNAM-INETOP 41, rue Gay-Lussac 75005 PARIS

INFOS ET INSCRIPTIONS

 


Le DIM Gestes est un “domaine d’intérêt majeur” : un réseau scientifique pluridisciplinaire sur un thème que la Région Ile-de-France encourage en priorité. Gestes est l’acronyme de Groupe d’études sur le travail et la santé au travail. Il a été créé le 18 novembre 2011, comme 16 autres DIM, pour financer des recherches innovantes et mettre en réseau des chercheurs en sciences humaines (sociologues, juristes, ergonomes, épidémiologistes, économistes, psychologues, historiens, spécialistes de la gestion…) concernés par le travail et la santé au travail.

 

Partenaires_2017

 

Colloque international « L’alternative du commun », Centre culturel international de Cerisy, 8-15 septembre 2017

 

Logo CCIC
CCIC
CENTRE CULTUREL INTERNATIONAL DE CERISY
L’ALTERNATIVE DU COMMUN

 

DU VENDREDI 8 SEPTEMBRE (19 H) AU VENDREDI 15 SEPTEMBRE (14 H) 2017

 

DIRECTION : Christian LAVAL, Pierre SAUVÊTRE, Ferhat TAYLAN

COMITÉ SCIENTIFIQUE : Thomas BERNS, Florence CAEYMAEX, Pierre DARDOT, Laurent JEANPIERRE

 

ARGUMENT :

Ces dernières années, on observe dans les pratiques comme dans les réflexions théoriques une véritable « explosion » du thème du « commun », devenu une référence centrale pour de multiples foyers de luttes et d’expérimentations politiques et économiques (mouvement altermondialistes et écologistes, défense des services publics, résistances paysannes, coopératives, expérimentations numériques collectives). Cette profusion a été accompagnée par un ensemble de travaux d’économie, de sociologie politique et de philosophie. Avec une vitesse rare pour une notion nouvelle, le commun s’est mondialement imposé en tant que grand concept politique de ce début de XXIe siècle. Il admet pourtant des acceptions fort différentes, parfois contradictoires. Si l’installation du concept est désormais bien avancée, l’on traverse une période de problématisation stratégique, au sens d’un ensemble de questionnements, de difficultés et de conceptions diverses quant à la manière de mettre en œuvre, face à l’impasse que représente la domination oligarchique néolibérale, l’alternative politique du commun.

C’est par conséquent à poser les problèmes, faire ressortir l’aspérité des débats, affronter les objections et saillir les divergences en vue d’asseoir un ensemble de positions stratégiques sur la mise en place de l’alternative du commun que sera consacré ce colloque. Au-delà des intervenants (chercheurs issus de disciplines variées et acteurs engagés), il s’adresse à tous ceux qui sont intéressés par les questions posées et souhaitent participer au débat.

 

PROGRAMME : 

Vendredi 8 septembre
Après-midi:
ACCUEIL DES PARTICIPANTS

Soirée:
Présentation du Centre, du colloque et des participants

Samedi 9 septembre
Matin:
« Commun »: de quoi parle-t-on?
Judith REVEL: Le commun: de la gestion à la production — et retour
Pierre SAUVÊTRE: De quelles politiques le commun est-il le nom?
Pierre DARDOT: Le commun comme principe stratégique

Après-midi:
Ateliers en parallèle
1) Social, politique et commun
Franck FISCHBACH: Rendre le commun immanent au social
Marie-Hélène BACQUÉ: Penser le commun à partir des quartiers populaires?
Hervé OULC’HEN: Dialectique du commun chez Sartre
Alexandros KIOUPKIOLIS: The Common and Post-Hegemony

2) Esthétique et commun
Emine SARIKARTAL: Performances du commun
Léa BISMUTH: « L’expérience du Commun dans la pratique de l’exposition », à partir de L’Éternité par les Astres d’Auguste Blanqui
Valérian GUILLIER: Ce que le commun fait aux industries des biens symboliques

Lecture du poème « Face aux zouaves » par Alexis PELLETIER  (« Compagnie Diagonales » de Rouen)

Soirée:
Théâtre – Leslie KAPLAN: Le travail du dialogue. Contre une civilisation du cliché, conférence accompagnée par Frédérique LOLIÉE et Élise VIGIER (Théâtre des Lucioles – Comédie de Caen) [vidéo de la seconde partie mise en ligne sur la chaîne YouTube de Cerisy]

Dimanche 10 septembre
Matin:
L’histoire du commun
Haud GUEGUEN: La délibération et le commun chez Aristote
Philippe CHANIAL: De Proudhon à Fournière, en passant brièvement par Mauss
Luca BASSO: Marx et le commun

Après-midi:
Performance chorégraphique: « Compagnie Diagonales » de Rouen

Ateliers en parallèle
1) Commun, État providence et revenu de base
Davide GALLO LASSERE: La socialisation du revenu comme perspective politique
Francine MESTRUM: Le commun, la reproduction et le revenu de base
Jean-François BISSONNETTE: La dette du commun

2) Mouvements coopératifs, propriété et communs
Benoît BORRITS: Des coopératives au commun
Jean-Louis BANCEL: Le corpus de l’Économie Sociale et Solidaire: des cellules souches pour les Communs?
Pierre CRÉTOIS: Des droits partiels sur les choses plutôt que le droit de propriété

Soirée:
Le mouvement des communs en Grèce, animée par Alexis CUKIER et Alexandros KIOUPKIOLIS

Lundi 11 septembre
Matin:
Néolibéralisme et luttes pour le commun
Luca PALTRINIERI: Entreprise commune ou dépassement de l’entreprise? Platform cooperativism et néolibéralisme
Patrick CINGOLANI: Néolibéralisme et prédation du commun
Isabelle BRUNO & Grégory SALLE: Sous le sable, le commun? Le droit à la plage contre les enclosures balnéaires

Après-midi:
Ateliers en parallèle
1) Commun, démocratie, ESS (Économie sociale et solidaire)
Hervé DEFALVARD: Les communs et l’ESS: un rendez-vous à ne pas manquer
Geneviève FONTAINE: Les conditions favorables à l’émergence de communs

2) Démocratie, travail, syndicalisme
Alexis CUKIER: Démocratie des communs et travail démocratique
Francis VERGNE: Démocratie et syndicalisme aujourd’hui

Soirée:
Pratiques des communs numériques, animée par Lionel MAUREL (Culture libre et communs), avec Julien LECAILLE

Mardi 12 septembre
Matin:
Table ronde: Les communs et l’écologie
Fabien LOCHER: Penser/agir au-delà d’Ostrom: quels nouveaux horizons pour les communs environnementaux?
Claude LE GOUILL: Ressources communes et ressources communautaires dans les activités minières. Un cadre pour l’analyse des systèmes socio-écologiques [communication établie avec Frank POUPEAU]
Mauve LÉTANG: De quoi commun est-il le nom dans l’Himalaya?
Ferhat TAYLAN: « Milieux communs ». La stratégie d’inséparabilité des collectifs humains et des milieux naturels – le cas de la rivière Whanganui [enregistrement audio en ligne sur la Forge Numérique de la MRSH de l’Université de Caen Normandie et sur le site France Culture]

Après-midi:
DÉTENTE

Mercredi 13 septembre
Matin:
Droit et commun
Michele SPANÒ: Droit privé comme infrastructure du commun
Daniela FESTA: Les communs urbains: repenser le droit à la ville à travers le commoning
Pierre DARDOT: Les limites du juridique

Après-midi:
Ateliers en parallèle
1) Éducation et commun
Christian LAVAL: De l’école commune à l’éducation en commun
Francis VERGNE: Le commun des expériences autogestionnaires en matière éducative
Anne-Marie FIXOT: Éducation et citoyennté. L’expérience de l’Association Démosthène (Caen)
Delphine BOUDET: La petite enfance en commun et l’expérience de la communauté éducative solidaire
Corinne NAVARRO: La pensée de Mary Parker Follett

2) Ville, habitat et commun
Claire CARRIOU: Communs et espaces du privé. Réflexions sur « l’habitat participatif »
Anne D’ORAZIO: L’habitat participatif et ses voies alternatives, quelle production de commun?
Joanna KOSZEWSKA: Le logement comme bien commun: exemples (flexibles) architecturaux

Soirée:
Atelier « Brésil », animé par Heitor DE MACEDO, avec André DAL’BO DA COSTA, Nilton Ken OTA,Ana Paula PACHECO et Selma Cristina SILVA DE JESUS

Jeudi 14 septembre
Matin:
Politique du commun: comment le principe du commun peut transformer la politique?
Pierre SAUVÊTRE: Quelles stratégies du commun?
Christian LAVAL: L’État, les services publics et le commun
Lorenzo COCCOLI: Qu’est-ce qu’un internationalisme du commun?

Après-midi:
Ateliers en parallèle
1) Sociologie des mouvements sociaux et communs
Chantal DELMAS: Consensus et dissensus sur la question du Commun dans les mouvements sociaux et politiques
Frédéric SULTAN & Léa EYNAUD: La catégorie de commun(s). Enquête sur les réflexions et les débats à l’œuvre sur la liste de diffusion « echanges@bienscommuns.org »
Arnaud MÈGE: La décroissance: de la pratique militante auto-organisée vers la production d’usages communs partagés

2) Mouvements sociaux et communs
Michele SPANÒ: Les mouvement sociaux des beni comuni
Veronica PECILE: Les communs urbains en Sicile
Pauline JULIEN: La Parole démocratique de « Nuit Debout ». Une expérience de subjectivation politique?

Soirée:
Pratiques politiques du commun en Espagne, introduit par David HAMOU, avec Joan SUBIRATS(Université autonome de Barcelone) et Alain AMBROSI (Glanage et grappillage en territoires de communs)

Vendredi 15 septembre
Matin:
La Nouvelle Internationale du commun, table ronde avec Joan SUBIRATS (Barcelone, un commun et le réseau international), David HAMOU (Le congrès des villes sans peur), Delphine THIVET (La vie paysanne du commun Via Campesina), Michèle LECLERC-OLIVE (Commun en Afrique et limite de la coopération décentralisée) et Nilton Ken OTA (Commun de la recherche au Brésil et réseau de recherche international)

Conclusions, par Christian LAVAL, Pierre SAUVÊTRE et Ferhat TAYLAN