Colloque international « Démocratiser le travail », 22-23 septembre 2016, Paris Ouest

FLYER Démocratiser le travail 22-23 sept 2016

La remise en cause de la division entre gouvernant et gouvernés dans les institutions du travail était centrale à l’époque de la naissance du mouvement ouvrier au XIXe, et le XXe siècle a expérimenté différentes formes de démocratie d’entreprise (aussi diverses que celles qui relèvent de projets d’autogestion ou des lois relatives à la négociation et à l’expression des salariés concernant leur conditions de travail). Sous ces différentes formes, la question de la démocratisation du travail constituait l’une des pièces essentielle de la critique du travail et des projets de transformation sociale. À la fin du siècle précédent, la question de l’emploi comme facteur d’intégration sociale a éclipsé celle du travail et la critique du travail n’a plus semblé être envisageable autrement qu’au prisme de la justice sociale. Mais il semble qu’aujourd’hui, la réflexion sur la démocratisation du travail soit en train de renaître de ces cendres, et cela selon différentes perspectives et en poursuivant différents objectifs.

Dans une perspective résolument interdisciplinaire, ce colloque souhaite réunir des spécialistes issus de la philosophie, de l’économie, de la sociologie, de l’histoire et des sciences de la gestion afin de confronter les différentes manières de penser la critique et la transformation du travail en termes de démocratisation, et cela en confrontant des modèles ou des expériences passées à des théorisation et des expérimentations actuelles. La première demi journée « Démocratie ouvrière et démocratie industrielle » cherche à faire ressortir certains paradigmes issus de l’histoire du mouvement ouvrier. La deuxième, « L’autogestion hier et aujourd’hui », se concentre sur l’histoire des expériences d’autogestion et sur les expérimentations actuelles de « récupération » d’usines. La deuxième matinée, « Réinventer la coopération », se penche sur les expérimentations et les utopies du travail commun ou autonome. La dernière séance de travail, «Modèles de démocratisation aujourd’hui», chercherait à discuter le sens que peut prendre l’idée de démocratisation lorsqu’elle est appliquée à l’entreprise, et à confronter des propositions contemporaines de démocratisation.
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Date :
Jeudi 22 et vendredi 23 septembre 2016

Lieu :
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bâtiment W, « Maison Max Weber », Amphithéâtre

Organisation :
Luca Paltrinieri et  Emmanuel Renault
Avec le soutien de l’ANR « PhilCenTrav » et de l’équipe Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense

Contact :
l.paltrinieri@gmail.com

 

Programme

Jeudi 22 septembre

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9h30 : « Démocratie ouvrière et démocratie industrielle »

Ouverture : Luca Paltrinieri et Emmanuel Renault

Discutant –Président de séance : Edward Castleton (Université de Franche- Comté)

Franck Fischbach (CREPHAC, Université de Strasbourg), « Démocratie sociale et démocratie de conseils »
Vincent Bourdeau (Logiques de l’agir, Université de Franche-Comté), « Les aléas de la citoyenneté économique républicaine (1830-1870) : droit des associés ou droit des travailleurs ? Le cas de Léon Walras et Henri Cernuschi »
Alexis Cukier (Sophiapol, ANR PhilCenTrav), «Le paradigme de la démocratie industrielle. »
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14h00 : « L’autogestion hier et aujourd’hui »

Discutante – Présidente de séance : Catherine Samary (Association Autogestion)

Frank Georgi (CHS, Université de Paris 1 Panthéon-Sorbonne), « Le mot et la chose : autogestion et démocratisation du travail dans la France des années 1960 et 1970 »
Sinuê Neckel Miguel (Universidade Estadual de Campinas), « Le labyrinthe de l’autogestion: la dynamique de l’expérience yougoslave ».
Maxime Quijoux (Printemps, CNRS/UVSQ) : « Quelle démocratie possible après les restructurations? Exemple de la CGT d’une imprimerie francilienne »
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Vendredi 23 septembre

9h30 : « Réinventer la coopération »

Discutant – Président de séance : Stéphane Haber (Université Paris Ouest)

Muriel Prévot-Carpentier (Sophiapol, Université Paris Ouest) : « Pratiques coopératives et démocratisation : l’idéal au prisme du travail »
Isabelle Berrebi-Hoffmann (Lise-CNRS-Cnam, Université de Harvard), Michel Lallement (Lise-CNRS-Cnam) : « Etre seuls ensemble : culture de l’horizontalité et nouvelles formes de coopération au travail »
Antonella Corsani (ISST, Université Paris 1 Panthéon-Sorbonne) « Entreprendre pour coopérer »

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14h00 : « Modèles de démocratisation aujourd’hui »

Discutant – Président de séance : Luca Paltrinieri (Université Rennes 1)

Sandrine Blanc (INSEEC Business School), Le libéralisme égalitaire peut-il penser la démocratisation de l’entreprise ? »
Emmanuel Renault (Sophiapol, Université de Paris Ouest) et Jean-Philippe Deranty (Macquarie University) : « Etendre ou radicaliser la démocratie ? »
Olivier Favereau (Economix, Université Paris Ouest), « (Re)penser le travail pour (re)penser l’entreprise »
Isabelle Ferreras (FNRS, Université Louvain-la-Neuve, Harvard Law School), «Sortir l’entreprise de la contradiction capitalisme/démocratie: la voie du moment bicaméral »

 

Affiche-programme Web Democratiser le travail 22-23 sept 2016

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« Le philosophe et l’enquête de terrain : le cas du travail contemporain », 23-24 juin 2016, Nanterre et Paris

 

Le philosophie et l'enquête de terrain_Colloque

Il apparaît indispensable de produire des concepts pour nous aider à penser le travail dans le monde contemporain. Ce rôle, traditionnellement dévolu au philosophe, réinterroge pourtant le rapport de la philosophie aux données empiriques et plus largement la manière dont travaillent les sciences humaines.

Certes, le plus souvent on estime que le philosophe n’a pas pour but de produire des modèles ou d’élaborer des données qualitatives sur des cas : il produit une théorie sur la base de sa connaissance des concepts, l’histoire de sa discipline ainsi que des débats du passé et de son temps. Il se prévaut de la cohérence interne du discours qu’il produit pour justifier une relative distance à l’égard des données empiriques ou de terrain. En ce sens, il peut revendiquer un rapport « sauvage » à l’empirique, fondé sur ses intuitions ou ses expériences de l’objet « travail », dans l’indifférence totale d’une méthodologie telle que l’ont construite les sociologues, les ergonomes ou encore les chercheurs en gestion. Parfois il réinterprète les données de terrain pour construire une « théorie » par-dessus les épaules de l’ethnologue ou du sociologue. Or, cette posture dans le champ de recherches sur le travail est-elle encore tenable, notamment à partir des questions que les autres disciplines posent à la philosophie ? Des initiatives de recherche disséminées dans le paysage de la recherche française et européenne nous semblent se rejoindre dans la mise en cause de cette division du travail.

Dans un premier temps, on posera cette question : existe-il un rapport spécifique du philosophe à l’enquête de terrain ? Toute une tradition remontant à Marx avec son Enquête ouvrière, à Dewey et au pragmatisme ou encore aux « reportages d’idées » de Foucault le laisse penser. D’autre côté, le travail critique de la philosophie depuis la phénoménologie de Husserl jusqu’au néo-pragmatisme de Rorty n’a pas cessé d’interroger le « mythe de l’objectivité » que souvent l’on attache aux données recueilles « par le terrain ». Cette alternative, ou plutôt cette double posture, se représente à chaque fois que des « philosophes » vont sur le terrain et s’interrogent sur leur méthodologie. Cette professionnalité philosophique renouvelée sur les questions du travail nous semble ouvrir un champ de recherche à même de poser à nouveaux frais des questions aux problématiques élargies, mettant en lien ce que vivent les individus et les collectifs confrontés aux formes nouvelles du travail (précariat, bénévolat, temps partiel subi ou « choisi », etc.). C’est pourquoi il nous semble nécessaire d’explorer le rapport que des chercheurs en épistémologie, en philosophie politique et sociale, ou  encore en philosophie morale, établissent entre les données empiriques, qu’ils recueillent ou sur lesquelles ils se basent. En effet, à travers leurs terrains d’études et quelles que soient leurs méthodes, ils élaborent une théorisation critique du travail contemporain qu’ils s’obligent à mettre à l’épreuve. Ils développent ainsi une posture philosophique commune, d’où la complexité du travail vécu émerge de manière nette et dans son épaisseur, sans pour autant qu’ils acceptent toujours de resituer leurs données ou les restituer dans leur exhaustivité ou même de manière panoramique.

D’autre part, une approche nouvelle de la philosophie au terrain du travail ne peut pas faire l’économie d’un dialogue ouvert avec les disciplines qui réalisent des enquêtes de terrain (sociologie du travail, sciences de gestion, ethnographie du travail, économie). Car ce sont ces disciplines elles-mêmes qui viennent à s’interroger sur des questions épistémologiques, de philosophie politique, de philosophie morale et des problématiques d’éthique. Du point de vue du travail du terrain, la perspective  philosophique peut alors être à la fois une source d’inspiration et d’erreur, soutien méthodologique ou contre-modèle. Il semble alors important de tenter de faire dialoguer trois domaines disciplinaires (philosophie, sociologie, sciences de gestion) pour travailler ce rapport au réel, porteur d’enjeux pratiques et épistémologiques, mais aussi et surtout pour enrichir le débat scientifique et social sur le travail.

Ces deux journées d’études réunissant des chercheurs jusqu’alors relativement isolés dans leur pratique et par leur posture épistémologique, permettront d’ouvrir un nouveau lieu de débat fécond pour l’appréhension et la problématisation des formes multiples et de la complexité croissante du travail contemporain. L’objectif est de légitimer une posture philosophique qui tente de saisir les enjeux sociaux, politiques, culturels, de santé qui traversent le travail contemporain. Cela ne signifie ni que le philosophe adopte une position de surplomb en visant à traiter ces enjeux de manière exhaustive ni qu’il prétendre offrir une vision complète sur ses données ; mais plutôt qu’il utilise sa posture professionnelle pour élaborer des concepts sur le travail sans distance ou décalage avec les situations concrètes qu’il tente d’appréhender et de donner à comprendre. Nous espérons que ce nouveau mode de production de connaissances, dont des chercheurs sont porteurs de manière disparate, sans être unifiée, pourrait être mis en débat interdisciplinaire pour favoriser encore davantage la prise en considération des problématiques du travail contemporain.

Dates et lieux :
Jeudi 23 juin 2016 :
Université Paris Ouest Nanterre la Défense,
Bâtiment F, salle de conférences (F352)
200 avenue de la République
92001 Nanterre Cedex

Vendredi 24 juin 2016 :
CNRS Pouchet
Salle de conférences
56 rue Pouchet
75017 Paris

Organisation :
Action financée par la Région Ile-de-France dans le cadre du programme DIM GESTES, portée par le Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense et co-organisée avec le LabTop-CRESPPA, Université Paris 8 Vincennes Saint Denis et le CEPERC – UMR CNRS 7304, Aix Marseille Université. Cette journée est organisée dans le cadre des activités de l’ANR PhiCenTrav.

Organisateurs : 
Muriel Prévot-Carpentier (Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense)
Luca Paltrinieri (LabTop, CRESPPA, Université Paris 8 Vincennes Saint-Denis).
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Programme

Jeudi 23 juin 2016
Université Paris Ouest

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9h00 : accueil
9h30 : Introduction : Luca Paltrinieri et Muriel Prévot-Carpentier

10h00 : De la théorie à l’enquête, de l’enquête à la théorie
Présidente de séance : Christine Noël-Lemaître

Yves Schwartz (CEPERC, Aix Marseille Université) : « Savoirs épistémiques, « savoirs valeurs » : la philosophie aux prises avec les « réserves d’alternative » »
Liliana Cunha (Université de Porto, Portugal) : « Entre recherche et intervention : traductions et rapatriements selon les territoires de la production de savoirs »
Marie-Anne Dujarier (Lise-CNAM) : « Point de vue épistémologique d’une sociologue de l’activité sur le travail »

13h00 : Déjeuner
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14h30 : Les philosophes et l’enquête : entre tradition et nécessité
Présidente de séance : Haud Guegen

Emmanuel Renault (Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Terrain ou interdisciplinarité en philosophie sociale. Retour sur deux tentatives d’appliquer la philosophie sociale à un terrain »
Gaspard Brun (CEPERC, Aix Marseille Université) : « Le terrain : mythe, fantasme ou norme de l’expérience philosophique ? »
Flore Garcin-Marrou (Labo LAPS, Université de Toulouse – Jean Jaurès) : « Penser le théâtre : une approche pragmatique de la scène et du geste »
Eric Hamraoui (CRTD-CNAM) : « Philosophie d’enquête et philosophie concrète »

18h00 : conclusion de la première journée
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Vendredi 24 juin 2016
CNRS Pouchet

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9h30 : Entrecroisements et distinctions entre philosophie et sociologie du travail
Présidente de séance : Odile Henry

Nial Tekin (Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : « Une étude qualitative croisant la sociologie du travail et la théorie critique »
Alexandra Bidet (CNRS – CMH) : « Valuation et individuation. De l’enquête de terrain en sociologie du travail au questionnement philosophique et retour »
Maëlezig Bigi (Irisso – Dauphine) : « Circulations de la reconnaissance entre philosophie et sociologie du travail »

12h30 : Déjeuner
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14h00 : Travail, gestion, capitalisme
Président de séance : Clemens Zobel

Pierre-Louis Choquet (Université de Oxford) : « Le travail des cadres dans l’industrie pétrolière, ou l’invisible façonnement d’un monde en commun »
Mariagrazia Crocco (ADEF, Aix Marseille Université) : « Des « fragments philosophiques » dans des chantiers du présent : étudier l’insertion entre dispositif(s) et production(s) »
Massimiliano Nicoli (Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre La Défense) : « La fabrique des ressources humaines. Une enquête philosophique sur le Human Resource Management »
Hermann Kocyba (Frankfürt Universitat) : « Ériger une tour, instituer une monnaie, gouverner un territoire : travailler pour la BCE »

17h.30 : Remarques finales : Luca Paltrinieri & Muriel Prévot-Carpentier
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Programme au format pdf

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Journée d’études « Néolibéralisme et subjectivité », Sophiapol/PhiCenTrav, Paris Ouest, 2 juin 2016

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Dans son analyse de la rationalité politique néolibérale, Michel Foucault notait l’émergence d’un certain type de subjectivité, celui d’un individu conçu comme « entrepreneur de lui-même ». Distincte de « l’homme de l’échange » caractéristique du libéralisme classique, cette conception de l’être humain, au fondement des propositions axiomatiques des penseurs néolibéraux, suggérait la présence en chaque individu de deux principaux traits comportementaux: une attitude concurrentielle, d’abord, liée à des rapports sociaux envisagés sous l’angle de la compétition généralisée; une posture accumulatrice, ensuite, faisant de toute action un moyen de maximiser le rendement de son « capital humain ».

Par-delà le rôle de cette conception économiciste de la subjectivité humaine dans le discours théorique néolibéral, on peut inférer de l’analyse foucaldienne qu’il en allait également d’une certaine « technologie politique des individus », le néolibéralisme induisant, comme régime, la prouction effective d’une certaine culture économique et sociale exhibant une semblable normativité. Depuis Max Weber, au moins, on sait que le capitalisme repose sur une certaine orientation éthique des « conduites de vie ». Quelles formes celles-ci prennent-elles au stade de l’économie politique néolibérale? La description foucaldienne de l’individu « entrepreneur de soi » permet-elle une compréhension sociologique adéquate des modes de subjectivation contemporains? Comment cet idéal-type se décline-t-il dans la variété des sphères de vie? Que permet-il de comprendre de la cul-ture contemporaine et de son apparent éclatement? Comment s’articule-t-il au fonctionnement effectif de l’économie et du politique? Qu’indique-t-il des formes nouvelles de socialisation, voire du rapport à soi en tant qu’être vivant?

Au croisement des représentations savantes et des pratiques sociales, là où s’effectue le branchement circulaire entre « dispositifs » de savoir et de pouvoir et « dispositions » subjectives, cette journée d’étude visera à examiner comment les axiomes de la gouvernementalité néolibérale pénètrent le tissu culturel des sociétés contemporaines pour y former la matrice d’un type anthropologique inédit.

Cette journée est organisée par le laboratoire Sophiapol, dans le cadre des activités de l’ANR PhiCenTrav.

Date :
Jeudi 2 juin 2016 de 9h30 à 17h00

Lieu :
Université Paris Ouest Nanterre La Défense,
Bâtiment W (salle au rez-de-chaussée)
Comment venir ? par le train et le RER
Plan du campus de Paris Ouest Nanterre La Défense

Organisation :
Jean-François Bissonnette (Université Paris Ouest, Sophiapol) ; Alexis Cukier (Université Paris Ouest, Sophiapol) ; Stéphane Haber (Université Paris Ouest, Sophiapol) ; Christian Laval (Université Paris Ouest, Sophiapol)
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Programme

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9h30-11h00 : « Subjectivité, imaginaires et pratiques économiques »

Table-ronde présidée par Christian Laval
Intervenants : Luca Paltrinieri (Université de Paris 8, LabTop) ; Stéphane Haber ; Isabelle Bruno (Université de Lille 2, CERAPS)

11h00-12h30: « Subjectivité, travail et entreprise »

Table-ronde présidée par Jean-François Bissonnette
Intervenants : Marie-Anne Dujarier (Université Paris 3, LISE) ; Massimiliano Nicoli (Université Paris Ouest, Sophiapol) ; Alexis Cukier

14h00-15.30: « Le domaine psy »

Table-ronde présidée par Alexis Cukier
Intervenants : Mathieu Bellahsen ; Duarte Rolo (Université Paris 5, PCPP) ; Bertrand Ogilvie (Université de Paris 8, LLCP) ; Pierre Dardot

15h30-17h00 : « L’éducation et la production du sujet néolibéral »

Table-ronde présidée par Stéphane Haber
Intervenants : Jean-François Bissonnette ; Pierre Clément ; Christian Laval

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Séminaire « La forme entreprise : assujettissement et modes de subjectivation dans la condition néolibérale », CiPh

La forme entreprise : assujettissement et modes de subjectivation dans la condition néolibérale 

Séminaire du Collège International de Philosophie,

organisé par Luca PaltrinieriMassimiliano NicoliMuriel Prévot-Carpentier,

en collaboration avec le LabTop-CRESPPA (UMR 7217, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis, Université Paris Ouest Nanterre La Défense, CNRS) et le programme ANR « PhiCenTrav ».

les 23/03, 06/04, 11/05, 18/05, 25/05, 01/06, 18/06, de 18h à 20h en
 salle 255 sur le site Pouchet du CNRS.

 

Argumentaire 


 

L’extension du domaine managérial par la constitution d’une « forme entreprise » au-delà des murs de l’entreprise, qui réapparaît même dans les formes renouvelées des modalités du travail collaboratif, a une série d’effets et de conséquences sur notre « condition néoliberale ». Cette condition se définit d’abord par la transformation managériale des institutions, notamment sous l’impulsion des méthodes d’évaluation. Ensuite, par l’emprise de la « forme entreprise » sur la subjectivité, avec l’extension des modes de management de l’entreprise au management de soi et le « devenir entreprise du sujet ».
Pourtant, la complexité de l’activité réelle impose de revisiter l’image courante de l’emprise uniforme du néomanagement sur la subjectivité, et en particulier de revoir le dualisme entre assujettissement et subjectivation, l’assujettissement étant toujours pensé comme la formation du sujet par des mécanismes disciplinaires alors que la subjectivation supposerait la découverte, dans le domaine des relations de « soi à soi », d’une certaine autonomie qui serait source de résistance et création. Or, l’« autonomie » et l’« authenticité » sont aujourd’hui évoquées et requises par le néomanagement, au point que la figure de la subjectivation néolibérale elle-même est à réinterroger. On dira que celle-ci se définit désormais comme le résultat provisoire d’un champ de bataille et des luttes entre des forces qui se situent au niveau même de la subjectivité. Nous chercherons à déplier la dimension d’implication réciproque entre autonomie et hétéronomie dans la production de soi, à partir de la réflexion philosophique, de l’enquête sociologique ou encore de la psychanalyse, en privilégiant les travaux de recherche sur le travail et le management.

 

Programme


 

– Mercredi 23 mars : Luca Paltrinieri (CIPh)

– Mercredi 6 avril : Danièle Linhart (CRESPPA, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis/CNRS)

– Mercredi 11 mai : Massimiliano Nicoli (SOPHIAPOL Université Paris Ouest Nanterre La Défense)

– Mercredi 18 mai : Alexis Cukier (Sophiapol, ANR PhiCentrav, Université de Strasbourg

– Mercredi 25 mai : Laurie Laufer (CRPMS, Université Paris Diderot)

– Mercredi 1er juin : Roberto Ciccarelli (Il Manifesto, Rome)

– Mercredi 15 juin : Muriel Prévot-Carpentier (Laboratoire Paragraphe, Université Paris 8 Vincennes-Saint-Denis)

Séminaire « Pratiques utopiques », Sophiapol, Université Paris Ouest Nanterre

Séminaire utopie

L’atelier “Pratiques Utopiques” est organisé, dans le cadre de l’ANR PhiCenTrav,

par des enseignants, doctorants et chercheurs associés au Sophiapol.

Les séances de travail débutent en janvier 2016.

 

L’atelier cherche à analyser des pratiques économiques ou des objets qui se présentent comme des alternatives ou des utopies. Il s’agira d’étudier leurs effets de politisation (qu’elles se présentent elles-mêmes consciemment comme des pratiques politiques et militantes ou non). L’orientation philosophique générale qui sous-tend notre recherche veut montrer la pluralité de ces objets et de ces pratiques (elles ne sont pas homogènes et prédisposées à entrer en connexion les unes avec les autres, leur potentiel d’émancipation peut varier du tout au tout) et leur ambiguïté (il n’y a pas d’équivalence a priori entre le fait de se présenter comme une alternative ou une utopie et un contenu d’émancipation effectif). Il s’agit donc d’analyser aussi les échecs, limites, obstacles, effets pervers que rencontrent ces pratiques, leur détournement, leur instrumentalisation toujours possible, la reproduction des rapports de pouvoir qui peut se produire en leur sein.

Ce présupposé plutôt « déflationniste » à l’égard des pratiques alternatives implique de ne pas placer d’emblée la recherche sous un terme qui pourrait les subsumer (comme celui de « commun » par exemple), mais il est cependant essentiel de confronter des concepts (au pluriel) et des pratiques. Du point de vue méthodologique, les concepts doivent être présents explicitement, précisés et soumis à des « épreuves » ou à des « tests ». C’est ce qui permettra de mieux penser des conjonctions possibles entre pratiques.

Un tel présupposé est sans doute corrélé à l’idée que la transformation profonde du monde social ne viendra pas d’une seule idée-force ou d’un seul type de pratiques, mais de la conjonction à organiser entre des pratiques multiples et dispersées. A cet égard, on peut en particulier analyser la manière dont les pratiques alternatives « décloisonnent » les secteurs et sous-secteurs dans lesquels elles sont insérées (par exemple en faisant de l’art une dimension de leur répertoire).

Cette année, l’atelier abordera les thématiques suivantes :

  • Nouvelles technologies, économie collaborative, propriété
  • Monnaie, échange, circulation
  • Consommation
  • Travail, coopératives
  • Écologie
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Lieu :
Université Paris Ouest Nanterre La Défense
Bâtiment D, salle D201b

Organisation :
Stéphane Haber (Paris Ouest, Sophiapol), Christian Laval (Paris Ouest, Sophiapol), Pierre Sauvêtre (Paris Ouest, Sophiapol)

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Programme 

 

Lundi 11 janvier 2016 | 14h00-16h00

Marion Sirieix (doctorante en sociologie, UQAM)
“Études de deux coopératives : Le Village Vertical (coopérative d’habitants à Villeurbanne) et La Louve (coopérative alimentaire à Paris)”.

 

Lundi 15 février 2016 |14h00-16h30

Davide Gallo Lassere (docteur en philosophie/Sophiapol), Laurent Baronian (chercheur en économie, Sophiapol / Phare) et Martin Jochum (doctorant en sociologie/Sophiapol)
“L’utopie monétaire et ses limites”

 

Lundi 7 mars 2016 | 14h00-17h00

– Marc-Antoine Pencolé (doctorant en philosophie, Sophiapol) et Maxime Mécréant (doctorant en philosophie, Sophiapol) : 

« Les utopies numériques : du pair-à-pair à la réappropriation de la technique »

et

Léa Eynaud (doctorante en sociologie et sciences de l’environnement, EHESS) et Paul Guillibert (doctorant en philosophie, Sophiapol) : 

« L’écologie en question : pragmatisme et théorie critique »

 

Vendredi 1er avril 2016 |15h00-18h00

Pierre Crétois (professeur de philosophie, Sophiapol), Alexis Cukier (post-doctorant Strasbourg/Sophiapol), Maxime Quijoux (chargé de recherche, UVSQ/Printemps), Pierre Sauvêtre (post-doctorant Lille 1/Sophiapol)
“Pratiques coopératives et utopie : quelle politisation du travail ? (Autogestion, Scop, Scic, P2O – France, Grèce, Espagne) »

 

Mardi 10 mai 2016 |10h00-13h00

La prochaine séance de notre atelier « Pratiques utopiques » portera sur « Nuit debout ». 
Nous recevrons 6 intervenants pour des interventions courtes d’une dizaine de minutes qui seront suivies d’un débat avec le public :
Alexis Cukier (organisateur de la Commission Europe)
Davide Gallo Lassere (participant à la Commission Internationale)
Patrice Maniglier (participant à la Commission Démocratie sur la place)
Morgane Merteuil (participante à la Commission féministe)
Kevin Poperl (organisateur de la Commission Economie politique)
– un-e membre de la Commission Grève générale (sous réserve)

A venir

Anne De Rugy (doctorante Sophiapol)
“Consommer autrement ?”

Publications et conférences des participants en lien avec l’ANR

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International / Revue à comité de lecture :

 

Christophe Dejours, « Work and Self-Development : the Point of View of the Psychodynamics of Work », Critical horizons, n° 15, 2014

Jean-Philippe Deranty, « Le paradigme perdu : le destin du travail dans la philosophie française de l’après-guerre », in Dossier « La centralité du travail », Revue Internationale de philosophie, à paraître en 2016.

Pierre-Marie Morel, « Travail et émancipation dans l’épicurisme antique : Prométhée revisité », in in Dossier « Philosophies du travail», Revue Internationale de philosophie, à paraître en 2016.

Luca Paltrinieri, « L’impresa e la filosofia politica. Verso un approccio genealogico », Officine Filosofiche, 4: « Il lavoro all’epoca dell’emergenza ecologica », 2016, p. 23-43.

– avec Massimiliano Nicoli, « Il management di sé e degli altri », aut-aut. Rivista di filosofia, 362, oct. 2014, p. 49-74.

Emmanuel Renault, « Hegel et le paradigme du travail », à paraître en 2016 dans un numéro spécial « Philosophies du travail » de la Revue internationale de philosophie.

– « Dewey’s critical conception of work », à paraître en 2017 dans un dossier spécial « Dewey and Social Critique » dans le Journal of Speculative Philosophy.

Nicholas Smith, Dossier « La centralité du travail », Revue Internationale de philosophie, à paraître en 2016.

 

International / Ouvrage et chapitre d’ouvrage

 

Christophe Dejours, Jean-Philippe Deranty, Emmanuel Renault, Nicholas Smith, The Return of Work, soumis à Columbia University Press à l’initiative de la direction de la collection « New directions in critical theory ».

Christophe Dejours, El Sufrimento en el Trabajo, Buenos Aires, Editorial Topia, 2015.

– «Organizacao do trabalho e saude mental : quais sao as responsabilidades de Manager ? » in Katia Barbosa Macêdo, O dialogo que transforma. A clinica psicodinâmica do trabalho, Editora da PUC Goias, 2015.

Franck Fischbach, Le sens du social. Les puissances de la coopération, Montréal, Lux, 2015.

Julien Bernard, « Funerary Emotions: Categorizing Data from a Fieldwork Diary”, in Flam, H., & Kleres, J. (dir.), Methods of Exploring Emotions, Routledge, London & New-York, p.172-180, 2015.

Christian Laval, Precariato. Forme e critica della condizione precaria (trad. italienne), Verona, Ombre corte, 2015.

Luca Paltrinieri, avec Eric Pezet, “The New Careers : Between Managerial Discipline and Liberal Sovereignty” in E. Pezet, K. Starkley, Foucault, Governmentality and Management: Rethinking the Management of Populations, Individuals and Organisations, Palvrage MacMillan, à paraître avant juin 2017.

Emmanuel Renault, « Social Self and Work in the Phenomenology of Spirit », in I. Testa, L. Ruggiu et L. Cortella (dir.), I that is We. We that is I. Contemporary Perspectives on Hegel, à paraître en 2016 chez Brill.

 

International / Communications

 

– Christophe Dejours, « Organizaçao do trabalho e saude mental : quais sao as responsabilidades dos gestores ? (« O papel do gestor na organizaçao do trabalho »). 6° Congresso Internacional sobre Saude Mental no Trabalho : « Organizaçao do trabalho e adoecimento : uma visao interdisciplinar ». 21-23 outubro 2014. Goiânia.

– « Le travail et l’humain ». Conférence à l’Institut Français du Maroc-EGE- Centre d’études Sociales, Economiques et Managériales (CESEM)- Centre de Recherche de HEM (Hautes Etudes managériales), Rabat, 27 février 2015

– « Travail, vivre ensemble et santé mentale ». , 8ème Colloque international de psychodynamique et de psychopathologie du travail. Québec 9 octobre 2015

J.-P. Deranty, – “The Subject at Work”, Annual Conference of Australian Association of Philosophy, 7 Juillet 2015, Macquarie University.

– “The Working Self”, au Workshop “Consciousness, Subjectivity and Self”, organise dans le cadre du Centre for Agency, Values and Ethics, Macquarie University, 13 Juillet 2015.

– « The Philosophy of Work: Theorising Modern Anxieties» , Nicolas Smith, Jean-Phillippe Deranty, Dale Tweedie, Carl Rhodes, David Wild & Nonna Martinov-Bennie, Colloque « Anxiety and Organization » (ASCOS, 30 novembre – 2 décembre 2015, 2015, Macquarie University, en partenariat avec Monash University et le journal Organization).

– “Social Pathologies and Mutual Recognition: What place for work in a critique of contemporary capitalism?”, 20 mai 2016, Jyvaskyla, Finlande.

Franck Fischbach, « Le Je, le Nous, le Social et le problème de la subjectivité », conférence donnée le 21 octobre 2015 à l’École des Sciences de l’éducation de l’Université Laurentienne à Sudbury (Ontario, Canada).

Emmanuel Renault, « Dewey’s critical concept of work », conference à l’International Workshop « Freedom in View? The Critical Theory of John Dewey », Francfort, 17-18/04/2015.

– « Evolutionnisme, travail et politique chez Dewey », conférence au colloque franco-italien « James, Bergson, Dewey. Du biologique au politique », Gargnano, 5-7/10/2015.

Luca Paltrinieri, – « Beyond Foucault and Neoliberalism : firm, self-employement, self-entrepreneurship today », colloque international Michel Foucault and Neoliberalism, AUP Center for Critical Democracy, American University of Paris, 25-26 march 2016.

– (avec A. Corsani), « Coopaname. Une entreprise politique en devenir », colloque international Penser l’émancipation, Université Libre de Bruxelles, 28-29-30 janvier 2016.

– (avec M. Nicoli), « Le néomanagement entre gouvernance et gestion de soi », journée d’étude « La Gouvernance : le management pris entre autonomie et contrôle », HEG- Haute école de gestion Arc, Neuchâtel (Suisse), 17 décembre 2015.

– « Managing subjectivity. Neoliberalism, Human Capital and Empowerment », international conference Subject and Subjectivity in the Era of Neo-Liberal Globalization, School of Philosophy and Center for Contemporary Marxism, Fudan University, Shanghai, 7-8 novembre 2015.

– (avec M. Nicoli) « Psychological Contract and Moralization of Work : a Critique of Organizational Normativity », Historical Materialism Rome 2015 : Revolution and Restoration, Università di Roma III, 17-19 septembre 2015.

– « Le pouvoir comme relation : gestion, organisation, travail sur soi », journée d’études du Centre de Recherche en Philosophie « Gouverner par la relation », Université Libre de Bruxelles (ULB), Bruxelles, 11 mars 2015

 

France / Revue à comité de lecture

 

Alexis Cukier et Emmanuel Renault (dir.), Enjeux politiques du travail, revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

Alexis Cukier, « De la centralité politique du travail : les apports du féminisme matérialiste », in A. Bidet, E. Galerand, D. Kergoat, Dossier « Féministes matérialistes », in Nouvelles Questions Féministes, à paraître en 2016.

– « Travail et transformation sociale : deux modèles », in Alexis Cukier et Emmanuel Renault (dir.), Enjeux politiques du travail, revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

Christophe Dejours, « Psychodynamique du travail et politique : quels enjeux ? », in Alexis Cukier et Emmanuel Renault (dir.), Enjeux politiques du travail, revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

Franck Fischbach, « Travail et éthicité démocratique », in Alexis Cukier et Emmanuel Renault (dir.), Enjeux politiques du travail, revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

– « Travail et émancipation chez Axel Honneth », in Capitalisme et démocratie. Autour de l’œuvre d’Axel Honneth, Christophe Bouton & Guillaume le Blanc (Dir.), Lormont, Le Bord de l’Eau, 2015.

– « Les hypothèses normatives du socialisme. Hegel, Marx et le social comme coopération consciente », in : Incidence, automne 2015, n°11 : Le sens du socialisme. Histoire et actualité d’un problème sociologique.

Christian Lazzeri, avec A. Legoff, Prémisses pour une théorie de l’estime sociale, Revue Terrains/Théories, n°5, à paraître en 2017.

Emmanuel Renault, « En quoi le travail échappe-t-il aux théories de la justice », in Alexis Cukier et Emmanuel Renault (dir.), Enjeux politiques du travail, revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

 

France / Ouvrage et chapitre d’ouvrages

 

Alexis Cukier, Le travail démocratique, Paris, PUF, « Actuel Marx », à paraître en 2016.

Travail vivant et théorie critique. Affects, pouvoir et critique du travail, Paris, PUF, « Souffrance et théorie », à paraître en 2016.

 

Christophe Dejours, Le choix. Souffrir au travail n’est pas une fatalité, Paris, Bayard, 2015.

– « Freud et le travail », in « Sigmund Freud », Paris, Editions de l’Herne, p. 277-285, 2015

– (avec Isabelle Gernet et Duarte Rolo), « La souffrance psychique au travail. Comprendre les enjeux de santé du rapport subjectif au travail » in A. Thébaud-Mony, P. Davezies, L. Vogel, S. Volkoff, Les risques du travail. Pour ne pas perdre sa vie à la gagner, Paris, La Découverte, 2015, p 303-311

– « Théorie du travail, théorie des pulsions et théorie critique : quelle articulation ? », in Alexis Cukier (dir), Travail vivant et théorie critique. Affects, pouvoir et critique du travail, Paris, PUF, « Souffrance et théorie », à paraître en 2016.

Situations du travail, Paris, PUF, à paraître en 2016

Stéphane Haber, Le capitalisme des philosophes, Paris, PUPO, 2016.

Christian Laval, avec L-M Barnier, J-M Canu et F. Vergne, Demain le syndicalisme, Paris, Syllepse, 2016.

Luca Paltrinieri, « Une pédagogie du décentrement. À propos des apports formatifs de la chaire Multicultural Management and Company Performances », in È. Chiapello, É. Godelier (éds.), Management multiculturel. Pratiques de management comparées, 2 vol., Les Éditions de l’École polytechnique, Palaiseau, 2015, vol. I, p. 25-38.

– avec Massimiliano Nicoli, « Qu’est-ce qu’une critique transformatrice ? Contrat psychologique et normativité d’entreprise », dans Chr. Laval, L. Paltrinieri, F. Taylan (dir.), Marx & Foucault. Lectures, usages, confrontations, Paris, La Découverte, 2015, p. 323-337.

Emmanuel Renault, « Héritages et actualité de la critique immanente du travail », in Alexis Cukier (dir), Travail vivant et théorie critique. Affects, pouvoir et critique du travail, Paris, PUF, « Souffrance et théorie », à paraître en 2016.

–  « Evolutionnisme, travail et politique chez Dewey », in B. Stiegler, R. Fabbrichesi (dir.), James, Bergson, Dewey. Du biologique au politique,  à paraître en 2016 aux éditions Hermann.

Jean-Philippe Deranty, «Travail, vie, pouvoir: le travail vivant face aux théories de la biopolitique, in Alexis Cukier (dir), Travail vivant et théorie critique. Affects, pouvoir et critique du travail, Paris, PUF, « Souffrance et théorie », à paraître en 2016.

 

France / Communications :

 

Julien Bernard, « Emotions et vie sociale : voies d’approche et paradigme », Colloque international « Emotions et travail. Quels apports des sciences sociales ? Portée heuristique et effets d’une approche du travail en termes d’émotions », DIM GESTES, CNAM, 16 octobre 2014.

– « Le don du corps à la science. Usages et enjeux de reconnaissance d’une pratique de service public », Colloque « Les improbables du service public », Aix-en-Provence, 24 octobre 2015.

– « Les croquemorts ont-ils une tête d’enterrement ? Formes et représentations de la corporéité dans la profession funéraire », congrès de l’Association française de sociologie, conférence semi-plénière, session Corps de travailleur, corps de professionnel, St-Quentin-en-Y., 30 juin 2015.

A. Cukier, – « Les normes de la critique immanente du travail : reconnaissance, émancipation, démocratie », Séminaire de l’équipe Psychodynamique du travail et de l’action (CNAM/Paris 5), 19 février 2016.

– « Un travail démocratique ? Réflexions à partir des pratiques des ouvriers en autogestion de l’usine Vio.Me et des bénévoles des dispensaires sociaux autogérés en Grèce », séance « Pratiques coopératives et utopie : quelle politisation du travail », avec Pierre Crétois, Maxime Quijoux, Pierre Sauvêtre, Séminaire Pratiques utopiques (Sophiapol/ANR PhiCenTrav), 1er avril 2016.

Christophe Dejours, – « Que faire de l’inconscient dans le travail émotionnel ? » Colloque international : « Émotions et travail : quels apports des sciences sociales ? » Paris CNAM 16 & 17 octobre 2014

– « Souffrance au travail. Histoire du concept ». Conférence inaugurale Colloque international « Notion de souffrance et pratiques juridiques en droit comparé européen ». Barreau de Grenoble, Ecole Nationale de la Magistrature, sous le haut patronage du Ministre du Travail, de la Formation professionnelle et du Dialogue social. Grenoble Centre de Congrès WTC, 14 novembre 2014

– « Le travail entre corpspropriation et sublimation ». Colloque « Questions nouvelles sur le travail » organisé par le Centre des Dynamiques et des Frontières Littéraires – Groupe MARGE. Université Lyon III. Lyon, 4 février 2015

– « Psychodynamique du travail et politique : quels enjeux ? », conférence au colloque international « Enjeux politiques du travail », Université Paris Ouest Nanterre, 24-25 septembre 2015.

– «Corps, travail et genre » Conférence à la Journée d’étude internationale CNRS- CRESPA- GTM. Paris CNRS 16 décembre 2015

Jean-Philippe Deranty, « Travail, vie, pouvoir : en quel sens le travail vivant est-il une catégorie politique ? », conférence au colloque international « Enjeux politiques du travail », Université Paris Ouest Nanterre, 24-25 septembre 2015.

Franck Fischbach, « De la liberté du Je à la liberté dans le Nous », conférence donnée le 30 janvier 2015 dans le cadre de la journée d’étude « Hegel, Durkheim et la liberté des modernes » organisée à l’EHESS par l’équipe LIER (Dir. : B. Karsenti) dans le cadre du programme ANR/DFG « Cactus : Actualité de la critique, théorie de la société, sociologie et critique sociale en France et en Allemagne ».

– « Les hypothèses normatives du socialisme », conférence donnée le 22 mai 2015 dans le cadre du colloque « Pensée commune, penser le commun : l’actualité du socialisme » organisé à l’ENS-Ulm, programme « CActuS » ANR-DFG, en collaboration avec le Département de philosophie de l’ENS-Ulm.

– « Travail et éthicité démocratique », conférence au colloque international « Enjeux politiques du travail », Université Paris Ouest Nanterre, 24-25 septembre 2015.

– Heidegger, du travail à la technique », Colloque « Philosophies du travail. Le travail dans la philosophie moderne », Crephac, Strasbourg, 5-6 novembre 2015.

 

Stéphane Haber, « Aliénation et exploitation : deux concepts de la théorie sociale critique », Séminaire « Economie et philosophie de l’exploitation » (Economix/Sophiapol), 17 novembre 2014.

– « Marx, Foucault et la question de l’entreprise comme institution », in Colloque Marx et Foucault. Lectures, usages et confrontations, Sophiapol, 19 décembre 2014.

Christian Laval, « Le commun, le travail et l’entreprise », Centre Pierre Naville, Université d’Evry, 16 janvier 2015.

– “Comment Marx a “découvert” l’exploitation”, Séminaire “Économie et Philosophie de l’exploitation”, Laboratoires Economix et Sophiapol, 25 janvier 2016.

 

Luca Paltrinieri, – « La philosophie politique face à l’entreprise : trois alternatives », séminaire interne du Laboratoire Théories du Politiques (CRESPPA), CNRS, 18 mars 2016.

– « La classe ouvrière va au paradis de Elio Petri, ou l’aliénation par l’excès », séminaire « Excès du Cinéma », Collège International de Philosophie / Université de Paris 3 – Sorbonne Nouvelle, 27 novembre 2015.

– « Les Critical Management Studies entre micro-émancipation et utopie », colloque international Enjeux politiques du travail, Université Paris-Ouest Nanterre La Défense, 24-25 septembre 2015.

– « L’entreprise sous l’angle de la philosophie politique : une approche généalogique », L’économie politique de l’entreprise. Nouveaux enjeux, nouvelles perspectives, 5eme congrès de l’Association Française d’économie politique, ESDES-UCLy ; Sciences Po Lyon, 1-3 juillet 2015.

– (avec G. Doublet), « Management et attentes du travailleur cognitif », séminaire « Le Commun entre travail et institutions », Maison des Sciences économiques, Paris, 18 février 2015.

– (avec M. Nicoli) « Qu’est-ce que une critique transformatrice ? Contrat psychologique et normativité d’entreprise », Marx-Foucault. Lectures, usages, confrontations, Paris-Ouest Nanterre La Défense (Sophiapol) – CIPh, 18-20 décembre 2014.

Emmanuel Renault, « Enjeux de justice », conférence au colloque international « Enjeux politiques du travail », Université Paris Ouest Nanterre, 24-25/09/2015.

– « Le travail dans le pragmatisme de Dewey », conférence au colloque « Philosophies du travail. Le travail selon la philosophie moderne », Université de Strasbourg, 5-6/09/2015.

 

 

Autres

 

Alexis Cukier, « Changer de regard sur le travail », Séminaire chercheurs/syndicalistes « Travail et émancipation », Confédération générale du travail, Centre Benoit Frachon, 14 février 2016.

Luca Paltrinieri, – « Autorité et commandement, un point de vue historico-critique », SNCF Lyon, 10 mars 2016.

– « Leadership. Un point de vue historique », Humanis, 12 juin 2015.

– « Pouvoir, autorité, leadership : un regard historique », séminaire du IMB Institut du Management Bouygues – HEC Exed, Manoir des Brumes, Bouchevilliers, 4 février 2015, 26 janvier 2016.

– « Savoir artisanal et intelligence de la main : sur Richard Sennett », conférence à Hermès Cuir Précieux, Paris, 27 novembre 2014.

– (avec E. Godelier, M. Muratbekova, A. Moulin), « Manager entre les cultures », ESCP Europe, 6 octobre 2014.

– (avec J.-Ph Bouilloud, C. Champeyrol, M. Efron), « La beauté au travail », ESCP Europe, 10 juin 2015.

– L’art de diriger, rapport d’observation sur l’enseignement du leadership à HEC EXED, juillet – décembre 2015, 18 p. (document confidentiel).

– avec F. Fourcade, Livre blanc mission « Sthetos », rapport d’une enquête de terrain conduite chez Novartis – France, entre décembre 2013 et mai 2014, octobre 2014, 49 p. (document confidentiel).

– « Regards croisés. Le management vu par les sciences humaines et sociales », thaêtre[en ligne], Chantier #1 : Scènes du néomanagement, mis en ligne le 29 janvier 2016. url : http://www.thaetre.com/2015/12/20/le-management-vu-par-les-sciences-humaines-et-sociales-questions-a-luca-paltrinieri/

Activités et résultats

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Séminaires

« Économie et Philosophie de l’exploitation » (Economix/Sophiapol)

« Pratiques utopiques » (Sophiapol)

« La forme entreprise : assujettissement et modes de subjectivation dans la condition néolibérale » (CiPh)

« Approches philosophiques de la centralité du travail » (Sophiapol/Crephac/Cerphi, programme à venir)

 

Colloques

« Enjeux politiques du travail » (Dim Gestes, Crephac, Sophiapol), 24-25 septembre 2015, Université Paris Ouest

« Philosophies du travail. Le travail selon la philosophie moderne » (Crephac, Faculté de philosophie de l’université de Strasbourg), 5-6 novembre 2015, Université de Strasbourg

A venir : « Démocratiser le travail » (septembre 2016, Université Paris Ouest Nanterre), …

 

Publications

A paraître 

Alexis Cukier et Emmanuel Renault, Dossier Enjeux politiques du travail, Revue Travailler, à paraître en novembre 2016.

 

Institutions partenaires

Agence National de la Recherche

Cerphi (Centre d’étude en rhétorique, philosophie classique et histoire des idées), ENS de Lyon

Crephac (Centre de recherche en philosophie allemande et contemporaine, EA2326), Université de Strasbourg

Dim Gestes (Groupe d’étude sur le travail et la souffrance au travail), Région Ile-de-France

Sophiapol (Sociologie, philosophie et anthropologie politiques, EA3932), Université Paris Ouest Nanterre

Membres de l’ANR PhiCenTrav

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Référence projet : ANR-14-CE31-0012

Responsables scientifiques

 

Franck Fischbach (Professeur, Université de Strasbourg, Crephac),

Partenaire coordinateur, co-responsable Axes 1 et 3

Emmanuel Renault (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre, Sophiapol),

Partenaire n°1, co-responsable Axes 2 et 3

Didier Ottaviani (MCF, ENS Lyon, Cerphi),

Partenaire n°2, co-responsable Axe 1

 

Coanimateurs

 

Jacob Rogozinski (Professeur, Université de Strasbourg, Crephac),

Coanimateur Axe 1

Anne Merker (MCF-HDR, Université de Strasbourg, Crephac),

Coanimatrice Axe 1

Gérard Bensussan (Professeur, Université de Strasbourg, Crephac),

Coanimateur Axe 1

Julien Bernard (MCF, Université Paris Ouest Nanterre, Sophiapol),

Coanimateur Axe 2

Christian Laval (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre, Sophiapol),

Coanimateur Axe 2

Stéphane Haber (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre, Sophiapol),

Coanimateur Axe 3

Christian Lazzeri (Professeur, Université Paris Ouest Nanterre, Sophiapol),

Coanimateur Axe 3

Pierre-François Moreau (Professeur, ENS Lyon, Cerphi),

Coanimateur Axes 1 et 3

Arnaud Milanese (MCF, ENS Lyon, Cerphi),

Coanimateur Axe 1

Christophe Dejours (Professeur, CNAM, Psychodynamique du travail et de l’action),

Coanimateur Axe 2

Jean-Philippe Deranty (Professeur, Macquarie University Sidney, CAVE),

Coanimateur Axe 2

Nicholas Smith (Professeur, Macquarie University Sidney, CAVE),

Coanimateur Axe 2

Marlène Jouan (MCF, Université Pierre-Mendès-France-Grenoble, PPL),

Coanimatrice Axes 2 et 3

Eric Dufour (Professeur, Université Paris Diderot, LAC)

Coanimateur Axe 1

Hermann Kocyba (Chercheur, Johann Wolfgang Goethe-Universität, Institut für Sozialforschung),

Coanimateur Axe 2

Pierre-Marie Morel (Professeur, Université Paris-I, Gramata),
Coanimateur Axe 1

Rahel Jaeggi (Professeure, Humboldt Universität-zu Berlin, Lehrstuhl für Praktische Philosophie und Sozial Philosophie),

Coanimatrice Axes 2 et 3

Hans-Christoph Schmidt am Busch (Professeur, Technische Universität Braunschweig, Seminar für Philosophie),

Coanimateur Axes 1 et 3

Fabrice Tricou (MCF-FDR, Université Paris Ouest Nanterre, Economix),

Coanimateur Axe 2

Luca Paltrinieri (Chercheur, Chambres de Commercie et d’Industrie de Paris/Collège International de Philosophie),

Coanimateur Axe 3

 

Post-doctorant

 

Alexis Cukier (Université de Strasbourg, Sophiapol/MAPP),

coordination des activités, création et suivi du site internet de l’ANR

 

 

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